DEMAIN, VITE...

mars 2018

C’est drôle mais depuis quelques temps, on me parle de Charles Rosen.

Charles.

Charly ne m’appartient plus. Il a une vie maintenant.

 

Charles Rosen est un type comme les autres, comme vous, comme moi.

Charles a des rêves plein la tête, comme tout le monde.

Sauf que Charles se réveille un matin, la quarantaine passée, et ses rêves sont si loin qu’il a l’impression que ce sont ceux de quelqu’un d’autre.

 

Le présent, il n’y a plus accès, il a perdu le bon timing. Dans le film de sa vie, les sous-titres sont en décalage permanent avec l’image : il rêve de vacances au travail, idéalise sa vie intime entre deux commandes, pense à ses carnets de livraison sur la plage et à son patron pendant les repas de famille ; et ne trouve plus de temps pour lui.

Il s’est perdu dans les recoins de son quotidien.

Pire : c’est devenu insidieusement un oui mais. « Je n’y arrive plus, oui mais… », « Ok, ça ne fonctionne pas, oui mais… » : jamais à court d’excuses, il a perdu la main, ça n’est jamais sa faute. Et c’est peut-être vrai.

Mais si, en ce 13 octobre, au-dessus de l’autoroute A41, tout était différent ?

Et si tout changeait ?

 

Demain, vite…

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© Alexandre Morgan